Reprise…

Reprise…

Il fallait bien y arriver, c’est la reprise! Reprise de notre quotidien après la grande coupure des vacances d’été. Reprise aussi de nos activités, celles que nous avons choisies pour nous garder en forme physique ou intellectuelle, ou les deux ! Celles aussi pour lesquelles nous nous sommes engagées, garder ou aller chercher nos petits enfants à l’école… Bref, ce qui fait notre vie et c’est plutôt agréable de redémarrer surtout si on a la chance d’être à peu près en forme…

En ce qui me concerne, j’ai profité de cette coupure estivale pour premièrement “refaire une beauté” à mon site pour qu’il soit plus clair et plus pratique. Merci à Sébastien de SD Informatique de s’être gentiment occupé de cela!

Deuxièmement, essayer pas mal de choses que je vous ferai découvrir tout au long de l’année. J’ai fait des découvertes plus ou moins sérieuses, certaines frivoles ça fait parfois du bien 🙂 et d’autres plus importantes qui peuvent vraiment améliorer notre santé et notre vie au quotidien.

Je vous donne donc rendez-vous la semaine prochaine pour un premier “bon tuyau” 🙂

D’ici là, n’oubliez pas de vous réinscrire à la gym, à la piscine, à la chorale, à vos séances de yoga ou d’encadrements, que sais-je encore, mais surtout ne restez pas seule chez vous, plantée devant votre télé à déprimer, il y a tellement de choses à faire….

Dans le rétroviseur de la vie.

Dans le rétroviseur de la vie.

Pour cette dernière semaine des vacances d’été, je vous partage un texte de Christophe André, Psychiatre à l’hôpital Sainte Anne de Paris, c’est surtout un humaniste dont les propos sont toujours, pour moi, puissants et très enrichissants.

Je voudrais également remercier “petite Thanh” qui me partage tout au long de l’année, des textes riches de sagesse et d’enseignements qui m’aident à comprendre sa pratique Bouddhiste.

Dans le rétroviseur de la vie. J’aime observer comment nous changeons avec le temps,
– comment certains d’entre nous se raidissent sur leurs défauts et leurs angoisses,
– comment d’autres au contraire s’en libèrent et progressent.

Vieillir ne m’inspire ni joie ni peine.
Pas de joie : je ne me sens pas particulièrement heureux de vieillir, comme certaines stars affirment parfois l’être, dans des déclarations peu convaincantes ; si j’avais à choisir, je préfèrerais bien sûr avoir à nouveau 20 ou 30 ans.
Mais pas de peine non plus : c’est comme ça, je n’ai pas une once de regret ou de lamentation à gaspiller sur ce dossier, j’ai bien mieux à faire : profiter de l’existence.

Par contre, vieillir m’intéresse.
J’aime observer comment nous changeons avec le temps,
– comment certains d’entre nous se raidissent sur leurs défauts et leurs angoisses,
– comment d’autres au contraire s’en libèrent et progressent.
Et comment tout cela se fait dans un certain désordre. Dans mon cas par exemple, j’ai le sentiment d’une évolution bancale.

-D’un côté, je m’apaise, je me consolide, je me sens plus stable face à mes angoisses, moins soucieux de ce qu’on pense de moi.
Du coup, toute cette énergie que je ne gaspille plus au-dedans est dirigée vers l’extérieur ; comme je ne suis plus empêtré en moi-même, je savoure mieux le monde, je donne mieux aux autres. -Mais d’un autre côté, j’ai plus de peine pour les autres. Cela n’a fait que s’aggraver avec le temps.
Avant d’être psychiatre, je savais bien sûr que les humains souffraient, mais je ne m’en inquiétais que s’ils souffraient devant moi, ou me l’exprimaient clairement.
Aujourd’hui j’ai faite mienne cette magnifique phrase du poète Christian Bobin, dans Les Ruines du ciel :
« Quelle que soit la personne que tu regardes, sache qu’elle a déjà plusieurs fois traversé l’enfer. »
Depuis que je fais ce métier, je ne sous-estime jamais la souffrance des humains que la vie m’amène à rencontrer, même s’ils ne se plaignent pas, même s’ils ne m’en parlent pas. Mes patients bien sûr, c’est la moindre des choses. Mais aussi les non-patients. Même les pénibles, même les discrets, même les puissants.
J’ai reçu des gens ayant comme on dit réussi, des personnes hauts placées, quelques stars célèbres et adulées. Et j’ai vu beaucoup de souffrances, j’ai vu la fragilité des forts.
Leurs souffrances sont les mêmes que celles des faibles et des anonymes : ne pas être aimés, ne pas être heureux, ne pas avoir l’esprit en paix, ne pas avoir l’âme sereine. Nous sommes tous faits du même bois, d’un bois magnifique, sensible et fragile. D’un bois qui chante et qui souffre. Mais je voudrais aujourd’hui que plus personne ne souffre. Je voudrais que chacune et chacun de nous s’efforce chaque jour de soulager un peu de la souffrance croisée sur son chemin.
Je voudrais que nous soyons assez forts pour nous acharner à ce travail de moineau bienfaisant, toute notre vie durant.
En étant heureux de le faire.
Et en étant heureux de vivre ce que nous vivons. Quoi que ce soit. Voilà donc comment je vieillis.
C’est un peu le bazar, et c’est un peu de guingois.
Mais c’est vraiment, vraiment, intéressant à vivre.
Pour le moment en tout cas…

(Christophe André)




L’instant présent.

L’instant présent.

On demanda un jour à un maître qui savait méditer, comment il faisait pour être si recueilli, en dépit de toutes ses occupations.
Il répondit:
-“Quand je me lève, je me lève.
  Quand je marche, je marche.
  Quand je suis assis, Je suis assis.
  Quand je mange, je mange.
  Quand je parle, je parle.”
Les gens l’interrompirent en lui disant:
-“Nous faisons de même, mais que fais-tu de plus ?”
Il répétait:
-“Quand je me lève, je me lève.
  Quand je marche, je marche.
  Quand je suis assis, je suis assis.
  Quand je mange, je mange.
  Quand je parle, je parle.”
Les gens lui dirent encore une fois:
-“C’est ce que nous faisons aussi !”
-“Non, leur répondit-il.
  Quand vous êtes assis, vous vous levez déjà.
  Quand vous vous levez, vous courez déjà.
  Quand vous courez, vous êtes déjà au but …


Nous sommes toujours ailleurs et rarement ici.
Toujours distrait en réalité, parce que sollicité par la pensée d’un futur ou d’un passé.
La traction vers un futur ou le passé est constante et c’est ce qui crée le stress post-moderne.

Le mental crée l’agitation inquiète et l’agitation constante fait qu’il n’y a pas de coïncidence avec le maintenant actuel.
Le sage ici ne “fait” rien de plus. Il n’y a rien à faire pour être, il suffit d’être, mais d’être réellement présent au présent.

Le passé est comme un rêve et le futur n’est pas encore là. Demain quand il arrive, on l’appelle « aujourd’hui ».

Le vieux paysan et son cheval blanc!

Le vieux paysan et son cheval blanc!

Un vieux paysan suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu’il possédait un cheval blanc extraordinaire. Ses voisins l’encourageaient à vendre l’animal pour assurer ses vieux jours, mais chaque fois qu’on lui proposait une fortune pour l’animal, le vieillard répondait :- « Ce cheval est beaucoup plus qu’un animal pour moi, c’est un ami, et je ne peux pas le vendre. »

Un jour, le cheval blanc disparût. “Malédiction! Malédiction!” dirent tous les voisins assemblés devant l’étable vide “Pauvre idiot, il était prévisible qu’on te volerait cette bête. Pourquoi ne l’as-tu pas vendue? Tu as perdu l’occasion d’assurer tes vieux jours”.
Le vieux paysan se montra plus circonspect et il répondit:
– «N’exagérons rien: disons que le cheval ne se trouve plus dans l’étable. C’est un fait. Tout le reste n’est qu’une appréciation de votre part. “Malédiction, Bénédiction, qui sait ?”»
Les gens se moquèrent du vieil homme car ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d’esprit.

Mais quelques jours plus tard, le cheval blanc revint avec tout un troupeau de chevaux blancs magnifiques.«Bénédiction! Bénédiction! Tu avais raison, ce n’était pas un malheur mais une bénédiction! »Et le vieux répond :
-« Je n’irais pas jusque là: contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu. “Bénédiction, Malédiction, qui sait ?” ».
Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir douze beaux chevaux était indubitablement un cadeau du ciel, et qui pouvait le nier ?
Mais quelques temps plus tard, le fils du vieux paysan entreprit le dressage des chevaux et l’un d’eux le jeta à terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus donner leur avis : “Malédiction! Malédiction! Pauvre ami ! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t’ont pas porté chance. Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t’aidera dans tes vieux jours ? Tu es vraiment à plaindre.»
-«Voyons, rétorqua le paysan, n’allez pas si vite. Mon fils a perdu l’usage de ses jambes, c’est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l’avenir. “Malédiction, Bénédiction, qui sait ?»

De fait, quelque temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du village furent enrôlés dans l’armée, à l’exception du fils de notre vieux paysan. De nouveau les voisins s’écrièrent: “Bénédiction! Bénédiction! Quelle chance de garder ton fils avec toi tandis que nos fils vont se faire tuer.»
Et de nouveau le vieux paysan de dire:
– «Je vous en prie, ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrôlés dans l’armée, le mien reste à la maison, c’est tout ce que nous puissions dire. “Bénédiction, Malédiction qui sait ?”»

Je vous laisse réfléchir….

Les quatre chevaux!

Les quatre chevaux!

Bouddha aurait dit à une assemblée de moines : Il y a quatre types de chevaux:
– Le premier s’exécute sans crainte à la seule vue de l’ombre de la cravache.
– Le second s’exécute seulement quand il sent la cravache sur ses poils.
– Le troisième quand la cravache-lui marque la chair
– et le quatrième quand la cravache lui pénètre les os.
Explication :
 – Le premier cheval est comparable à un homme qui prend conscience de l’impermanence lorsqu’il apprend la mort survenue dans un autre village.
– Le second est comparable à celui qui en prend conscience lorsque la mort survient dans son village.
– Le troisième est comparable à l’homme qui en prend conscience quand la mort surprend un membre de sa famille.
– Le quatrième est comparable à l’homme qui en prend conscience seulement quand sa propre mort est éminente.

Voilà l’histoire des quatre chevaux.
Si nous ne comprenons pas l’enseignement qu’elle contient, nous ne serons jamais de bons conseils.L’expérience de la pratique nous fait percevoir l’importance de cette histoire et ceux qui ne pratiquent pas, n’y verront aucun intérêt.

Nos appréhensions de l’impermanence dépendent de notre degré de compréhension.
Un sage disait : « Ceux qui viennent à la pratique après avoir entendu l’enseignement de la Voie peuvent être comparés à un bon cheval qui prendrait la bonne direction en apercevant l’ombre de la cravache du cavalier ».
Lorsque nous avons le privilège de suivre l’enseignement du Bouddha, tous les phénomènes œuvrent comme l’ombre d’une cravache nous menant à la pratique !
Certains perçoivent l’ombre immédiatement, alors que d’autres ont besoins d’innombrables vies.

« La vie est un festival de nouveauté», disait un sage.
La vie s’écoule au rythme des changements et de fait, elle nous soumet à  l’impermanence des êtres et des choses. Rien ne reste à jamais figé à l’image des saisons changeantes.A tout moment dans notre vie, nous pouvons être face à des changements, des bouleversements qui chamboulent notre existence, comme la perte d’un être qui nous est cher, la perte d’un objet auquel nous nous attachons, la fin d’une relation que nous pensions pourtant acquise à jamais, la maladie, …Il y a ainsi ce que nous croyons immuable, indestructible… et qui un jour nous « échappe », car c’est sans compter sur tout un « jeu » de causes et de circonstances qui viennent y mettre fin. Notre regard s’attriste, notre cœur en est peiné et pourtant, la vie, bien souvent nous réserve de nouveaux sourires.

La vie, c’est la vie,  et si nous ne pouvons rien changer,  il nous appartient donc d’accepter la loi universelle  « l’impermanence des êtres et des choses ».
Cela ne veut pas dire se résigner, se plier ou se soumettre, c’est simplement accepter ce flux au lieu de lui résister ou de le nier.Accepter, c’est quelque part intégrer le fait que nous avons à « lâcher-prise » sur ce qui n’est pas en notre pouvoir d’agir.
L’accueil de ce qui nous arrive, permet d’accepter les fluctuations de la vie et d’avoir un certain équilibre face aux situations rencontrées, qu’elles soient douloureuses, tristes, ou bien joyeuses.

Trop souvent nous sommes nous-mêmes la source de notre mal-être. Le regard que nous portons sur les évènements, peut nous anéantir ou nous rendre plus fort.
Ce que l’on croit être une malchance, peut s’avérer ensuite être une chance.Une fin, ou une perte peut mener à des prises de consciences qui favorisent des changements pour un mieux être : par exemple le pouvoir d’effectuer des transformations dans notre esprit, la volonté de ne pas donner d’importance à ce qui ne nous n’est pas essentiel ! …

L’impermanence n’est pas une fin, chaque fin laisse place au renouveau.

Car grâce à l’impermanence tout devient possible !
De même que l’obscurité laisse place à la lumière, la peine peut laisser place à la joie,  une « mort » à des «renaissances» .

Les trois poissons!

Les trois poissons!

Les trois poissons
On raconte qu’un étang renfermait trois poissons :

-l’un était sage,
-le second intelligent ;
-le troisième était un insensé.
Cet étang se trouvait dans un lieu éloigné, et rares étaient les gens qui le visitaient. Il était relié à un ruisseau proche par un canal.
Un jour, deux pêcheurs qui suivaient le cours du ruisseau aperçurent l’étang. Ils convinrent d’y revenir ensemble, munis de leurs filets, afin de pêcher les poissons.

1- Le plus sensé des poissons se méfia et prit peur ; alors sans perdre de temps, avant l’arrivée des pêcheurs, au débouché du petit courant qui descendait du ruisseau, il s’y engagea et remonta jusqu’au ruisseau.


2- Le poisson intelligent resta sur place. Les pêcheurs vinrent ; à leur vue il comprit leur dessein ; il voulut s’éloigner et gagna le débouché du petit courant. Or les pêcheurs avaient déjà bouché cette issue. Dépité, il se dit :
« J’ai trop tardé et voici la sanction de mon inertie. Par quelle ruse vais-je me tirer de là ? Mais si l’on recourt à la ruse avec précipitation ou avec abattement, elle échoue.»
Le poisson se donne, alors, le temps de la réflexion, il ne désespère pas de trouver une idée utile, ne prend pas son sort au tragique, il reste lucide, et prêt à l’effort.
Alors il fit le mort. Se tenant près de la surface de l’eau, il se laissa flotter, tantôt le ventre en l’air, tantôt le dos en l’air. Les pêcheurs le prirent et le posèrent sur le sol, entre l’étang et l’eau courante.
Alors il fit un grand bond, atteignit le ruisseau, et fut sauvé.


3- Quant au troisième poisson, il tenta par des allées et des venues de se dégager, mais fut pris par les pêcheurs.

Je vous laisse méditer…

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