Le vieux paysan et son cheval blanc!

Le vieux paysan et son cheval blanc!

Un vieux paysan suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu’il possédait un cheval blanc extraordinaire. Ses voisins l’encourageaient à vendre l’animal pour assurer ses vieux jours, mais chaque fois qu’on lui proposait une fortune pour l’animal, le vieillard répondait :- « Ce cheval est beaucoup plus qu’un animal pour moi, c’est un ami, et je ne peux pas le vendre. »

Un jour, le cheval blanc disparût. “Malédiction! Malédiction!” dirent tous les voisins assemblés devant l’étable vide “Pauvre idiot, il était prévisible qu’on te volerait cette bête. Pourquoi ne l’as-tu pas vendue? Tu as perdu l’occasion d’assurer tes vieux jours”.
Le vieux paysan se montra plus circonspect et il répondit:
– «N’exagérons rien: disons que le cheval ne se trouve plus dans l’étable. C’est un fait. Tout le reste n’est qu’une appréciation de votre part. “Malédiction, Bénédiction, qui sait ?”»
Les gens se moquèrent du vieil homme car ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d’esprit.

Mais quelques jours plus tard, le cheval blanc revint avec tout un troupeau de chevaux blancs magnifiques.«Bénédiction! Bénédiction! Tu avais raison, ce n’était pas un malheur mais une bénédiction! »Et le vieux répond :
-« Je n’irais pas jusque là: contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu. “Bénédiction, Malédiction, qui sait ?” ».
Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir douze beaux chevaux était indubitablement un cadeau du ciel, et qui pouvait le nier ?
Mais quelques temps plus tard, le fils du vieux paysan entreprit le dressage des chevaux et l’un d’eux le jeta à terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus donner leur avis : “Malédiction! Malédiction! Pauvre ami ! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t’ont pas porté chance. Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t’aidera dans tes vieux jours ? Tu es vraiment à plaindre.»
-«Voyons, rétorqua le paysan, n’allez pas si vite. Mon fils a perdu l’usage de ses jambes, c’est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l’avenir. “Malédiction, Bénédiction, qui sait ?»

De fait, quelque temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du village furent enrôlés dans l’armée, à l’exception du fils de notre vieux paysan. De nouveau les voisins s’écrièrent: “Bénédiction! Bénédiction! Quelle chance de garder ton fils avec toi tandis que nos fils vont se faire tuer.»
Et de nouveau le vieux paysan de dire:
– «Je vous en prie, ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrôlés dans l’armée, le mien reste à la maison, c’est tout ce que nous puissions dire. “Bénédiction, Malédiction qui sait ?”»

Je vous laisse réfléchir….

Les quatre chevaux!

Les quatre chevaux!

Bouddha aurait dit à une assemblée de moines : Il y a quatre types de chevaux:
– Le premier s’exécute sans crainte à la seule vue de l’ombre de la cravache.
– Le second s’exécute seulement quand il sent la cravache sur ses poils.
– Le troisième quand la cravache-lui marque la chair
– et le quatrième quand la cravache lui pénètre les os.
Explication :
 – Le premier cheval est comparable à un homme qui prend conscience de l’impermanence lorsqu’il apprend la mort survenue dans un autre village.
– Le second est comparable à celui qui en prend conscience lorsque la mort survient dans son village.
– Le troisième est comparable à l’homme qui en prend conscience quand la mort surprend un membre de sa famille.
– Le quatrième est comparable à l’homme qui en prend conscience seulement quand sa propre mort est éminente.

Voilà l’histoire des quatre chevaux.
Si nous ne comprenons pas l’enseignement qu’elle contient, nous ne serons jamais de bons conseils.L’expérience de la pratique nous fait percevoir l’importance de cette histoire et ceux qui ne pratiquent pas, n’y verront aucun intérêt.

Nos appréhensions de l’impermanence dépendent de notre degré de compréhension.
Un sage disait : « Ceux qui viennent à la pratique après avoir entendu l’enseignement de la Voie peuvent être comparés à un bon cheval qui prendrait la bonne direction en apercevant l’ombre de la cravache du cavalier ».
Lorsque nous avons le privilège de suivre l’enseignement du Bouddha, tous les phénomènes œuvrent comme l’ombre d’une cravache nous menant à la pratique !
Certains perçoivent l’ombre immédiatement, alors que d’autres ont besoins d’innombrables vies.

« La vie est un festival de nouveauté», disait un sage.
La vie s’écoule au rythme des changements et de fait, elle nous soumet à  l’impermanence des êtres et des choses. Rien ne reste à jamais figé à l’image des saisons changeantes.A tout moment dans notre vie, nous pouvons être face à des changements, des bouleversements qui chamboulent notre existence, comme la perte d’un être qui nous est cher, la perte d’un objet auquel nous nous attachons, la fin d’une relation que nous pensions pourtant acquise à jamais, la maladie, …Il y a ainsi ce que nous croyons immuable, indestructible… et qui un jour nous « échappe », car c’est sans compter sur tout un « jeu » de causes et de circonstances qui viennent y mettre fin. Notre regard s’attriste, notre cœur en est peiné et pourtant, la vie, bien souvent nous réserve de nouveaux sourires.

La vie, c’est la vie,  et si nous ne pouvons rien changer,  il nous appartient donc d’accepter la loi universelle  « l’impermanence des êtres et des choses ».
Cela ne veut pas dire se résigner, se plier ou se soumettre, c’est simplement accepter ce flux au lieu de lui résister ou de le nier.Accepter, c’est quelque part intégrer le fait que nous avons à « lâcher-prise » sur ce qui n’est pas en notre pouvoir d’agir.
L’accueil de ce qui nous arrive, permet d’accepter les fluctuations de la vie et d’avoir un certain équilibre face aux situations rencontrées, qu’elles soient douloureuses, tristes, ou bien joyeuses.

Trop souvent nous sommes nous-mêmes la source de notre mal-être. Le regard que nous portons sur les évènements, peut nous anéantir ou nous rendre plus fort.
Ce que l’on croit être une malchance, peut s’avérer ensuite être une chance.Une fin, ou une perte peut mener à des prises de consciences qui favorisent des changements pour un mieux être : par exemple le pouvoir d’effectuer des transformations dans notre esprit, la volonté de ne pas donner d’importance à ce qui ne nous n’est pas essentiel ! …

L’impermanence n’est pas une fin, chaque fin laisse place au renouveau.

Car grâce à l’impermanence tout devient possible !
De même que l’obscurité laisse place à la lumière, la peine peut laisser place à la joie,  une « mort » à des «renaissances» .

Les trois poissons!

Les trois poissons!

Les trois poissons
On raconte qu’un étang renfermait trois poissons :

-l’un était sage,
-le second intelligent ;
-le troisième était un insensé.
Cet étang se trouvait dans un lieu éloigné, et rares étaient les gens qui le visitaient. Il était relié à un ruisseau proche par un canal.
Un jour, deux pêcheurs qui suivaient le cours du ruisseau aperçurent l’étang. Ils convinrent d’y revenir ensemble, munis de leurs filets, afin de pêcher les poissons.

1- Le plus sensé des poissons se méfia et prit peur ; alors sans perdre de temps, avant l’arrivée des pêcheurs, au débouché du petit courant qui descendait du ruisseau, il s’y engagea et remonta jusqu’au ruisseau.


2- Le poisson intelligent resta sur place. Les pêcheurs vinrent ; à leur vue il comprit leur dessein ; il voulut s’éloigner et gagna le débouché du petit courant. Or les pêcheurs avaient déjà bouché cette issue. Dépité, il se dit :
« J’ai trop tardé et voici la sanction de mon inertie. Par quelle ruse vais-je me tirer de là ? Mais si l’on recourt à la ruse avec précipitation ou avec abattement, elle échoue.»
Le poisson se donne, alors, le temps de la réflexion, il ne désespère pas de trouver une idée utile, ne prend pas son sort au tragique, il reste lucide, et prêt à l’effort.
Alors il fit le mort. Se tenant près de la surface de l’eau, il se laissa flotter, tantôt le ventre en l’air, tantôt le dos en l’air. Les pêcheurs le prirent et le posèrent sur le sol, entre l’étang et l’eau courante.
Alors il fit un grand bond, atteignit le ruisseau, et fut sauvé.


3- Quant au troisième poisson, il tenta par des allées et des venues de se dégager, mais fut pris par les pêcheurs.

Je vous laisse méditer…

L’éléphant enchaîné !

L’éléphant enchaîné !

Lorsque j’étais petit, j’adorais le cirque, et ce que j’aimais par-dessus tout, au cirque, c’étaient les animaux. L’éléphant en particulier me fascinait.
Pendant son numéro, l’énorme bête exhibait un poids, une taille et une force extraordinaires… Mais, tout de suite après et jusqu’à la représentation suivante, l’éléphant restait toujours attaché à un petit pieu fiché en terre, par une chaîne qui retenait l’une de ses pattes prisonnière.

Or, ce pieu n’était qu’un minuscule morceau de bois à peine enfoncé de quelques centimètres dans le sol. Et, bien que la chaîne fût épaisse et résistante, il me semblait évident qu’un animal capable de déraciner un arbre devait facilement pouvoir se libérer et s’en aller.
Le mystère restait entier à mes yeux. Pourquoi ne s’échappe-t-il pas ?
A cinq ou six ans, j’avais encore une confiance absolue dans la science des adultes. J’interrogeai donc un maître, un père ou un oncle sur le mystère du pachyderme. L’un d’eux m’expliqua que l’éléphant ne s’échappait pas parce qu’il était dressé. Je posai alors la question qui tombe sous le sens : – “S’il est dressé, pourquoi l’enchaîne-t-on ?” Je ne me rappelle pas qu’on m’ait fait une réponse cohérente.
Le temps passant, j’oubliai le mystère de l’éléphant et de son pieu, ne m’en souvenant que lorsque je rencontrais d’autres personnes qui un jour, elles aussi, s’étaient posé la même question.

Il y a quelques années, j’eus la chance de tomber sur quelqu’un d’assez savant pour connaître la réponse :
-“L’éléphant du cirque ne s’échappe pas parce que, dès sont plus jeune âge, il a été attaché à un pieu semblable.”
Je fermai les yeux et j’imaginai l’éléphant nouveau-né sans défense, attaché à ce piquet. Je suis sûr qu’à ce moment, l’éléphanteau a poussé, tiré et transpiré pour essayer de se libérer, mais que, le piquet étant trop solide pour lui, il n’y est pas arrivé malgré tous ses efforts.

Je l’imaginai qui s’endormait épuisé et, le lendemain, essayait à nouveau, et le surlendemain… et les jours suivants… jusqu’à ce qu’un jour, un jour terrible pour son histoire, l’animal finisse par accepter son impuissance et se résigner à son sort.
Cet énorme et puissant pachyderme que nous voyons au cirque ne s’échappe pas, le pauvre, parce qu’il croit en être incapable.Il garde le souvenir gravé de l’impuissance que fut la sienne peu après sa naissance. Et le pire, c’est que jamais il n’a sérieusement remis en question ce souvenir.
Jamais, jamais il n’a tenté d’éprouver à nouveau sa force…


Prendre les choses pour acquises est une mauvaise idée.
Par exemple, vous pouvez être certain que telle ou telle prise de courant est hors service, mais il serait beaucoup plus sage de vérifier avant de mettre votre doigt dedans.
Combien d’accident commencent par les mots: «Je pensais que … »
Ne pensez pas, vérifiez, expérimentez…

La peur est une émotion normale que tout le monde connaît. Nous la ressentons parfois quand nous faisons quelque chose d’inhabituel pour nous et dans les occasions où les enjeux sont relativement élevés.
La peur est une émotion puissante. Elle influence nos pensées et nos comportements sans que nous en soyons toujours conscients.
Dans certains cas, la peur peut nous sauver la vie mais dans d’autres cas, elle peut amener un état de stress important et affecter négativement notre santé physique et morale.
Au niveau collectif, les états de peur nous conduisent à nous replier sur nous-mêmes et à rejeter les autres. A cet égard, la peur est parfois utilisée pour influencer les individus, les conduire à stigmatiser et maltraiter ceux considérés comme “extérieurs” à leur groupe d’appartenance ou justifier des politiques sécuritaires et répressives.

Des repères et des habitudes bousculés.
Si nous avons le courage d’aller “au cœur de la peur”, on constate que ces peurs nous obligent à nous remettre profondément en cause, mais pas seulement dans nos habitudes mais dans le regard que nous portons sur nous-mêmes, et dans notre moi profond.
En effet, dans ces expériences douloureuses nous sommes obligés de nous confronter à nos fragilités, mais aussi, à l’inverse, à nos potentialités et à des forces de vie qu’on ne soupçonnait pas. C’est essentiel d’en avoir conscience, pour faire face.


Apprendre à avoir cette conscience similaire à toute autre compétence; plus vous pratiquez, plus cela deviendra facile.

N’attendons plus les autres pour nous aider à nous lever à chaque fois que nous tombons. Il faut apprendre à surmonter nous-mêmes les épreuves, à nous de pencher sur toutes les composantes de cette émotion.
– Le courage et la compassion peuvent ils être des antidotes à la peur ?
-Tout peut arriver à tout moment, mais nos sentiments au sujet de la situation, finiront-ils par changer, si nous changeons nos habitudes…

Comment aller “au cœur de la peur” selon le bouddhisme ?

« Vous êtes tourmentés, vous avez peur, parce que vous vous cramponnez à vos possessions avec attachement ; l’ego et l’attachement polluent votre esprit, l’obscurcissent, le rendent ignorant et agité, et empêchent la lumière de sagesse de se développer.
Si vous n’examinez pas votre esprit avec la sagesse-connaissance introspective, vous ne verrez jamais ce qui s ’y trouve. Sans examen approfondi vous pouvez toujours parler de votre esprit et de vos émotions, vous n’arriverez jamais à comprendre que votre émotion fondamentale est l’égocentrisme et que c’est de là que provient votre agitation.
Pour venir à bout de votre ego, vous n’avez pas besoin d’ abandonner toutes vos possessions. Gardez vos possessions ; ce ne sont pas elles qui rendent votre vie difficile.

En résumé, que les choses soient vraies ou fausses, bonnes ou mauvaises, agréables ou pas, peu importe – ce qui est important, c’est d’entraîner l’esprit pour qu’il soit en accord avec la réalité, autrement dit mettre en place la vision juste en comprenant que tout est impermanence et le monde ne tourne pas uniquement autour de vous.
Ne vous laissez pas emporter en imaginant n’importe quoi, en créant des problèmes au point de vous y perdre :
– Si quelque chose vous déçoit ou vous perturbe, soyez-en conscient mais ne laissez pas la souffrance être plus grande que la réalité de ce qui est.
– Si quelque chose vous plaît, ne laissez pas l’enthousiasme vous emporter. Il est possible d’apprécier les choses sans tomber dans l’excès.»

Les deux loups!

Un jour le vieux grand-père dit à son petit-fils, venu le voir très en colère contre un ami qui s’était montré injuste envers lui : « Laisse-moi te raconter une histoire … Il m’arrive aussi, parfois, de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal et n’en éprouvent aucun regret. Mais la haine m’épuise, c’est comme avaler du poison et désirer que mon ennemi en meure.
J’ai souvent combattu ces sentiments. »
Il continua:
« Tu sais, mon petit , tout au fond de moi, il y a un grand combat qui fait rage. C’est comme si j’avais deux loups à l’intérieur de moi :
– Le premier ne me fait aucun tort  : Il vit en harmonie avec tout ce qui l’entoure et ne s’offense pas lorsqu’il n’y a pas lieu de s’offenser. Il combat uniquement lorsque c’est juste de le faire, et il le fait de manière juste.
– Mais l’autre loup, ah ha ! C’est une impatience-colère. La plus petite chose le précipite dans des accès de rage. Il se bat contre n’importe qui tout le temps, et pourtant sa colère ne change rien. Il n’est PAS capable de penser parce que sa colère et sa haine sont immenses.Pour lui, la difficulté n’est pas vécue comme un défi à l’intelligence ou aux compétences, mais comme une mise en cause ou une agression personnelle. Il y a, dans cette impatience colérique, le refus de la frustration, de la remise en question, mais aussi «le refus d’être pris en faute ou mis en échec

– Dis grand-père, pourquoi ces loups se battent-ils ?- Parce qu’ ils ne sont pas d’accord, ce sont deux loups très forts. II est parfois très difficile de vivre avec ces deux loups à l’intérieur de moi, parce que tous deux veulent dominer mon esprit. Il n’y a jamais de trêves, et en plus, ils se battent aussi en toi.- En moi ?
– Oui en toi ! Et à l’intérieur de chaque personne que tu croiseras sur cette terre.
– Mais dis-moi grand-père, toi qui sais tellement de choses… LEQUEL DES DEUX LOUPS GAGNERA LA BAGARRE ? Là, le grand-père réfléchit un instant et dit :
« C’EST CELUI QUE JE NOURRIS !»


Personne n’est à l’abri de l’impatience-colère.
Les situations de blocage et de difficulté génèrent de l’angoisse, de la mauvaise estime de soi que parfois seule la colère permet, de faire face. La question est de savoir comment réagir quand elle surgit en nous:
« Suis-je entrainé dans le flux de l’impatience-colère, souvent très puissant ou suis-je déterminé à mettre en place des solutions alternatives ?»

Prenez le temps d’assimiler.Les impatients ne prennent pas le temps de « digérer » ce qu’ils vivent. Comme les boulimiques qui s’organisent pour manger à peine leur repas terminé, ils ne profitent pas des moments relationnels riches, des activités intéressantes. Il est essentiel de s’accorder un moment pour ressentir en quoi l’action que l’on vient d’accomplir nous a « nourris». Si l’on passe aussitôt à autre chose, on n’assimile rien.
-Pourquoi est-il si difficile d’assumer ses erreurs et ses échecs ?
S’il est si difficile de nier sa part de responsabilité dans ce qui arrive, c’est le plus souvent pour
des raisons d’égo et de manque de confiance en soi.
En effet, nous savons tous par expérience que lorsque nous mettons de côté notre égoïsme et nous ouvrons à l’autre, la colère disparait, et notre bonté se révèle naturellement.
Si l’on prend un peu le recul, on constate que les émotions comme la colère, la jalousie, la haine …  ne sont pas notre vraie nature. Ce ne sont que des phénomènes temporaires et passagers. Ils ne paraissent solides et réels que si nous nous accrochons à eux, si “nous nous nourrissons d’eux.”Pour cela, au plus profond de soi, il faut conserver une compassion invincible et une force intérieure inépuisable.

-Nul n’est tenu de tout réussir du premier coup. Sortir de la logique ravageuse du « tout ou rien » regonfle l’estime de soi et la confiance en ses capacités, voilà le VRAI VAINQUEUR !

L’histoire d’Izy!

Il était une fois, dans la ville de Cracovie, un vieillard pieux et généreux qui s’appelait Izy.
Plusieurs nuits de suite, il rêva qu’il allait à Prague et arrivait sur un pont au-dessus d’une rivière. Il rêva que sur l’une des berges de la rivière, sous le pont, se trouvait un bel arbre feuillu. Il rêva que lui-même creusait un puits à côté de l’arbre et que, de ce puits, il sortait un trésor qui lui apportait bien-être et tranquillité pour le restant de ses jours.

Au début, Izy ne lui accorda que peu d’importance. Mais, comme ce rêve se répéta pendant plusieurs semaines, il l’interpréta comme un message et décida qu’il ne pouvait ignorer ce renseignement qui lui venait de Dieu – ou allez savoir d’où – pendant son sommeil.
C’est ainsi que, se fiant à son intuition, il chargea sa mule en vue d’un long voyage et se mit en route pour Prague.
 
Au bout de six jours de marche, le vieillard arriva à Prague et se mit en quête du pont qui enjambait une rivière aux abords de la ville.
Il n’y avait pas trente-six rivières, ni trente-six ponts, aussi découvrit-il rapidement l’endroit qu’il cherchait. Tout était exactement comme dans son rêve : la rivière, le pont et, sur l’une des berges, l’arbre sous lequel il devait creuser.
 
Un seul détail ne figurait pas dans le rêve : jour et nuit, le pont était gardé par un soldat de la garde impériale.
Izy n’osait pas creuser tant que le soldat était là; il campa donc près du pont et attendit. La deuxième nuit, le soldat commença à suspecter cet homme qui campait près du pont, aussi s’approcha-t-il pour l’interroger.
Le vieil homme, ne trouvant aucune raison de lui mentir, lui raconta qu’il était venu d’une ville très lointaine parce qu’il avait rêvé qu’à Prague, sous un pont comme celui-ci, était enfoui un trésor.

Le garde se mit à rire aux éclats.
– « Tu as voyagé longtemps pour une chose stupide, lui dit-il. Depuis trois ans, je rêve toutes les nuits que dans la ville de Cracovie, sous la cuisine d’un vieux fou nommé Izy, est enterré un trésor. Ah, ah, ah Crois-tu que je devrais aller à Cracovie chercher cet Izy et creuser dans sa cuisine ? Ah, ah, ah! »

Izy remercia aimablement le garde et s’en retourna chez lui.
En arrivant, il creusa un trou dans sa cuisine et découvrit le trésor qui avait toujours été enterré là.

Et si le gros magot était déjà dans notre cuisine 🙂 ? 

Dans ce cas, retrouver le gros magot revient-il à éveiller le bouddha qui est en nous ?
En réalité, nous possédons tous déjà la nature de Bouddha, mais pour certaines personnes, c’est une vérité difficilement compréhensible !
La plupart des contes en effet, quand ils évoquent le meilleur de soi, décrivent un certain nombre d’épreuves que héros ou héroïnes doivent traverser pour entrer en possession d’un trésor. Or, en définitive ce fameux trésor, découvert après un long parcours initiatique, ne se trouve nulle part ailleurs…qu’en soi-même!!!

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